Crayon et encre sur papier — 1:50 000 — 65,5 x 58 cm — 2026.
Généralités
Beou – Pordorian est une ville portuaire située dans le vaste estuaire du Velbo. Sur la rive nord se trouve le centre historique : une succession de deux villes basses séparées par des collines formant des quartiers résidentiels, tels que le Cerro Cristobal, le Cerro Magelán, le Cerro São Sebastião, le Cerro São João ou encore le Cerro Carcel.
Les deux villes basses constituent le poumon économique de Beou et, parmi leurs rues orthogonales et animées, on trouve des boutiques, des restaurants et les sièges des administrations et des grandes entreprises. La première ville basse, à l’est, est surnommée l’Estabelo et se caractérise par un quadrillage de rues orthogonales avec de remarquables immeubles du XVIIIe siècle, tandis que Tava, ville basse située au sud-ouest, derrière le Cerro São Sebastião, est issue de l’extension urbaine du début du XXe siècle et se caractérise par de grandes avenues arborées, des parcs et des immeubles d’influence art déco.
Sur la rive sud de l’estuaire se trouve le Velero, l’ancien quartier des industries et des chantiers navals, aujourd’hui en voie de gentrification et célèbre pour ses ateliers et galeries d’art. Sur la pointe ouest de cette rive s’est installé, depuis les années 1970, le nouveau port industriel, en pleine expansion. Avec ses 2,7 millions d’habitants, Beou est la troisième ville du pays.
Histoire
Au départ, Beou est un modeste port de pêcheur, situé sur le flan sud du Cerro Cristobal ; et le vallon situé entre cette dernière et le Cerro São Sebastião n’est alors qu’un marécage littoral aux eaux saumâtres. C’est sur cette plaine marécageuse que les Cités Unifiées vont établir un comptoir de marine marchande en 1665 afin d’étendre leur influence vers l’est. Au cours du XVIIIe siècle, Beou devient un sport maritime incontournable et l’urbanisation ce développe grandement dans la ville basse grâce à l’assèchement des marais, formant ainsi le quartier de l’Estabelo.
Au cours du XIXe siècle, les collines environnantes se développent — Magelán, São Sebastião, São João et Carcel — et les industries ainsi que les chantiers navals émergent sur la rive d’en face — le Velero. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que l’extension de la ville se poursuit vers l’ouest, asséchant une autres laine marécageuse littoral, donnant naissance au quartier de Tava.
Toponymie
Dans la toponymie vernaculaire Beou désigne un bras de mer, une estuaire ou une plaine marécageuse littorale. La récurrence de cette toponymie dans la région est élevée, on en dénombre environ 59. Quant à Pordorian, le nom est hérité de l’ancien langage de l’administration centralisée qui fit de la ville un comptoir en 1665 et signifie « port de l’est ».
Climat
Les hivers sont relativement doux est nuageux, et les matinées sont souvent brumeuses et less rares pluies assez fines. Les étés sont chauds et humides, malgré le peu de précipitation, et ils durent relativement longtemps — d’avril à octobre.
Au nord du Velbo, sont cultivés le choux, la pomme de terre, le poireaux et les pommes, tandis qu’au sud du fleuve, on aperçoit les premières vignes. L’élevage se concentre principalement sur le mouton et le boeuf sur le littoral et au nord de la ville alors qu’au sud et dans les terres c’est le porc qui est le plus fréquent.
Gastronomie
Port de pêche important, on trouve de nombreux produits de la mer à Beou et notamment un large choix de poissons fumés et salés. Un des plats typique est le « Salgao », une assiette composée de pommes de terre cuites vapeur, d’oignons crus et de morceaux de haddock, le tout mélangé avec une oeuf cru, du persil et des olives noires — qui provenaient traditionnellement des échanges maritimes.
Mais le plat phare de Beou est le « Bego Salcisse » — qui signifie littéralement « pain saucisse » — un sandwich composé d’une baguette garnie d’une saucisse de porcs fumé, accompagné de pommes cuites et d’un mélange traditionnel de choux vert et blanc cuisinés avec des oignons, des raisins secs, des graines de coriandre et déglacé avec un vin liquoreux local.
Transport
A partir du début du XXe siècle un réseaux de transport public voit le jour avec des trolleybus et des ferry, ainsi que quelques lignes de tramway. En 1954, la D.T.B. (Direction du Transport de Beou) voit le jour et réunie toutes les anciennes compagnies de transport au sein d’une même entreprise publique. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les trolley-bus et les tramways sont peu à peu remplacés par des bus. Le ferry aussi disparaissant lentement pour faire place aux trains de banlieue et au métro, dont la première ligne voit le jour en 1996.
Aujourd’hui on compte 3 lignes de métro, 154 lignes de bus et 5 trains de banlieue. Mais il ne subsiste plus que 3 lignes de trolley bus ainsi qu’une dernière ligne de ferry dont les bacs traversent l’estuaire d’une rive à l’autre tout au long de la journée et font partie de l’identité de la ville portuaire.


